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Bienvenue dans mon univers!

Haribol, moi c’est Kesharini!

Ce nom signifie l’enthousiasme divin — une invitation à vivre avec plus de présence, d’élan du cœur et de confiance dans le chemin. C’est cette énergie que je souhaite transmettre à travers tout ce que je partage.

Ce que je propose

Je suis professeure certifiée en Bhakti et Vinyasa Yoga.

Ma pratique mêle les postures, le souffle, la méditation, les mantras et la sagesse des textes sacrés. Je partage un yoga vivant, ancré, qui t’aide à revenir à l’essentiel : ton espace intérieur.

À travers mes cours, mes retraites, mes voyages et mes accompagnements, j’aide chacun·e à se recentrer, à apaiser le mental et à avancer sur un chemin plus aligné, plus conscient, plus vrai.

Mon parcours

Le yoga a pris une place profonde dans ma vie lors d’une retraite transformatrice guidée par mon enseignant Vedasara. Depuis, ce chemin n’a cessé de grandir.

Aujourd’hui, j’ai la joie de collaborer avec lui pour co-organiser des retraites spirituelles et des voyages sacrés, et de transmettre à mon tour ce qui m’a tant nourrie.

Si tu sens l’appel d’explorer cette voie, sache que je serai heureuse de t’accompagner.

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Focus du mois

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Janvier 2026

Demeurer entre les sommets et les vallées par Mayela Gonzalez | janvier 2026 ~ Traduction par Manorama Lorsque nous chantons ce mantra dédié à Gaṇapati, également connu sous le nom de Gaṇeśa, le dieu à tête d’éléphant, il est dit que les obstacles sont retirés de notre chemin et que la sagesse ainsi que la réussite nous sont accordées. C’est pour cette raison que Gaṇeśa est le dieu de la prospérité et des nouveaux commencements. Il a passé les premières années de sa vie sur le mont Kailash, un sommet sacré de l’Himalaya, aux côtés de ses parents, Śiva et Pārvatī. En tant que membre de cette famille divine, son rôle est d’unifier et d’équilibrer. À l’inverse, j’ai passé mon enfance loin des hauts sommets de l’Himalaya. J’ai grandi dans une vallée du nord du Mexique, avec mes parents, en rêvant de quitter cette vallée afin d’explorer des lieux plus élevés et de vivre de nouvelles expériences. Mais je ne savais pas encore que, pour avancer dans la vie et atteindre les sommets les plus hauts, il fallait d’abord traverser les vallées. Lorsqu’un sommet existe, une vallée existe nécessairement aussi. Elles cohabitent dans une harmonie continue, non pas comme des opposés, mais comme les parties d’une totalité complète. Dans la nature, les vallées sont des terres fertiles où poussent nos aliments et où coulent les rivières. Ce sont des lieux de croissance immense, mais elles peuvent aussi représenter des périodes de lutte ou de revers qui exigent un esprit résilient. La transformation se produit dans notre vallée intérieure, si nous nous ouvrons à l’expérience. Nous pouvons en ressortir plus forts et plus sages, prêts à accueillir ce qui viendra ensuite, comme un nouveau commencement. Souviens-toi : plus le sommet est élevé, plus la vallée est profonde. Tu ne devrais jamais te sentir découragé lorsque des vallées entrent dans ta vie ou lorsque tu as l’impression de ne pas pouvoir en sortir. Comme l’enseigne notre professeure Sharon Gannon, nous pouvons créer de la magie en changeant notre perception. Peux-tu imaginer te comporter de la même manière face aux deux ? Lorsqu’un revers survient, tu l’acceptes simplement ; et lorsqu’un moment de félicité se présente, tu l’acceptes simplement aussi. Ne pas préférer l’un à l’autre, garder un esprit détaché : voilà la pure magie. En acceptant les hauts et les bas de la vie, nous trouvons notre plus grande liberté. En nous donnant la permission de descendre dans nos propres profondeurs, nous nous autorisons à entrer en contact avec ce que nous ressentons réellement. Nous rencontrons l’amour, la douleur, la tristesse, le silence ; nous dansons à un rythme différent, qui possède sa propre beauté. Par cette acceptation, nous transformons un sol aride en une terre fertile propice à la croissance. Nous libérons notre pouvoir cosmique, notre vision cosmique, et nous pouvons ressentir l’existence illimitée de l’océan de conscience en nous. Nous nous transformons. Prends un instant pour réfléchir à la sensation d’être au sommet. Imagine-toi achever quelque chose qui t’a demandé beaucoup de temps et d’efforts ; observe comme l’élan de célébrer et de savourer cet accomplissement surgit naturellement. Pourtant, ce n’est qu’une étape d’un voyage continu. Fais une pause et observe l’ensemble du paysage : les défis que tu as surmontés, les connaissances acquises, puis célèbre ! Prends un moment et, consciemment, peut-être qu’avec le temps, tu apprendras aussi à apprécier la descente vers la vallée, car une nouvelle aventure t’y attend. La nature cyclique de la vie nous apporte constamment des défis. Dans ces moments-là, nous pouvons saisir l’occasion de mettre en pratique ce que le maître Patañjali nous enseigne dans les Yoga Sūtra 1.29 : « De cela (le chant et la méditation sur le Divin) naissent l’affinement de la conscience, le retournement vers l’intérieur, la dissolution des obstacles et la reconnaissance du divin en soi. » En chantant des mantras et en méditant sur le Divin, l’esprit commence à percevoir ses conditionnements et trouve le courage d’affronter les défis. N’aie peur de rien, deviens un explorateur ; tu n’as pas besoin de quitter ta maison pour commencer, il suffit de fermer les yeux et de plonger plus profondément dans l’immensité de l’inconnu. Au début de l’âge adulte, j’ai fini par quitter la vallée pour m’installer en montagne, modestes en hauteur comparées à la demeure céleste de Gaṇeśa. Avec le temps, j’ai découvert que demeurer entre les hauteurs et les profondeurs a tissé une tapisserie d’expériences à la fois complexe et belle. Je suis reconnaissante envers Gaṇeśa, non seulement pour avoir ôté les obstacles de ma vie, mais aussi pour les avoir placés sur mon chemin, afin que je puisse continuellement grandir et me transformer en mon Soi véritable. Source : https://jivamuktiyoga.com/fotm/dwelling-between-peaks-and-valleys/

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Décembre 2025

Pratyahara – Guérir la maladie de la déconnexion par Sharon Gannon | Décembre 2025 Pratyāhāra, le cinquième membre des huit membres de Patañjali, est souvent décrit comme un « retrait » — la capacité de retirer l’esprit et les sens du monde extérieur. Beaucoup l’ont interprété comme le fait d’éviter, d’ignorer ou de nier les sens. Cette lecture a contribué à percevoir le monde de manière négative, comme s’il était l’ennemi de la spiritualité. Selon moi, cette vision a limité notre conscience, nous a isolés de la nature et a freiné notre évolution spirituelle en renforçant la croyance que le monde se divise entre le bien et le mal, nous séparant ainsi de la nature. Le pratyāhāra, du point de vue du bhakti yoga, est plus inclusif qu’exclusif. « Bhakti aime les sens », comme le disait Shyamdas. Alors, qu’est-ce que le pratyāhāra, comment le pratiquer, et quel est son lien avec le yoga — avec la réalisation du divin — et la guérison de notre déconnexion d’avec la nature ? Dieu et la création ne sont pas séparés. Ce sont nous, les humains, qui nous sommes coupés de Dieu et du monde. Si nous travaillons à transformer notre perception de ce que nous croyons « banal » ou « spirituel », nous pourrions avoir une chance d’accéder au yoga. Quand nous offrons toutes nos actions à Dieu, au Soi supérieur, à ce qui dépasse notre ego ; quand nous amenons la bhakti, l’amour du divin, dans notre quotidien, alors la vie devient étincelante, magique — certainement pas banale. Patañjali aborde cela de plusieurs manières. Par exemple, dans le premier chapitre, lorsqu’il parle d’Īśvara — offrir son prāṇa, sa vie (YS I.23), à Dieu comme moyen le plus direct vers le yoga. Il en parle aussi dans le second chapitre, où le pratyāhāra fait partie des pratiques qui rapprochent du yoga (YS II.54 et II.55). Lorsque les sens reflètent l’esprit, et que l’esprit est rempli d’amour pour Dieu, alors les sens perçoivent la présence du divin autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Dans le quatrième chapitre, Patañjali nous rappelle que tout ce que nous voyons provient de l’intérieur de nous, que c’est une projection de notre mental (YS IV.15). Ce sūtra nous dit qu’il n’existe pas réellement de « dehors » séparé de nous. La source de tout ce que nous percevons est en nous. Le maître de bhakti Shyamdas parlait beaucoup de nirodhaḥ comme une forme de renoncement. Le pratyāhāra s’en rapproche. Nirodhaḥ apparaît naturellement lorsque l’on développe la bhakti. La bhakti transforme la personne de telle manière qu’elle cesse de s’identifier aux citta vṛttis (fluctuations mentales) et commence à voir — à réaliser — la présence de Dieu dans le monde comme dans son propre cœur. La personne commence à comprendre ce qu’est le yoga, ce que Patañjali décrivait dans YS I.2. Le yoga, cette mémoire vivante de notre connexion à l’éternel, se révèle lorsque nous dépassons les pensées, car notre vraie nature se tient au-delà des pensées, au-delà du corps et du mental. Pratyāhāra signifie voir Dieu partout — Sarvātmabhāva . Quand j’ai demandé à mon professeur, Pattabhi Jois, de m’expliquer ce qu’était le pratyāhāra, il a pointé un mur et m’a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que tu vois ? » « Un mur ? » « Alors tu dois pratiquer le pratyāhāra jusqu’à voir non seulement un mur, mais Dieu. » D’accord, mais comment le pratiquer concrètement ? Chanter le nom de Dieu, réciter un mantra comme śrī kṛṣṇaḥ śaraṇaṁ mama , est un moyen puissant de pratiquer le pratyāhāra et de transcender les pensées et attitudes banales issues des citta vṛttis . Les mantras ont le pouvoir de couper à travers les fluctuations mentales, laissant la lumière de la réalité apparaître. Le pratyāhāra purifie notre perception du réel et nous aide à sentir la présence de Dieu partout et en chacun. La véritable crise dans notre monde aujourd’hui n’est ni sociale, ni politique, ni économique. La crise humaine est une crise de conscience : une incapacité à faire l’expérience directe de notre nature divine, éternelle et bienheureuse, et une incapacité à reconnaître cette nature en tous — humains, animaux, arbres, rivières, et même dans toutes choses. La pratique du pratyāhāra offre un moyen concret d’éliminer avidyā , l’ignorance qui nous fait croire que nous sommes une espèce supérieure et que le monde — et tous les êtres de la Terre — doit être conquis, dominé, plié à nos volontés, ou encore évité si nous souhaitons nous éveiller spirituellement. Le pratyāhāra nous réveille finalement à l’expérience directe du réel en affinant notre perception. C’est une pratique quotidienne que l’on peut faire en étant éveillé, en rêvant ou en dormant. C’est une pratique puissante de transformation, de don et de souvenir. S’éveiller à la mémoire du divin par le mantra est une forme de pratyāhāra. Krishna, dans la Bhagavad-Gītā, propose d’autres moyens pratiques impliquant seva , l’art d’offrir nos actions à Dieu avant d’en profiter. Le yogi ne va nulle part sans Dieu, n’apprécie rien sans Dieu. Il invite Dieu partout : au restaurant, à un spectacle. Il marche avec Dieu, parle avec Dieu, cuisine pour Dieu, mange et boit avec Dieu, chante et danse pour Dieu et avec Dieu. Comme chaque odeur, chaque goût, chaque vision, chaque contact et chaque son sont partagés avec Dieu, les sens s’élèvent. Pratiquer seva de cette manière — offrir ses organes sensoriels au service du divin — permet de sentir la présence de Dieu dans l’esprit, dans le cœur et dans la vie. Alors le voile de Māyā, celui de la banalité, se soulève et révèle la vérité : tout ceci est le Līlā divin. Voilà ce qu’est le pratyāhāra. Lorsque tu rediriges tes sens vers le divin et que ton attention s’en nourrit, alors commence la véritable renonciation. Quand tes sens se retirent du banal et sont offerts au divin, le bhakta découvre que ce qui était ordinaire devient sacré. Source : https://jivamuktiyoga.com/fotm/pratyahara-healing-the-disease-of-disconnection/

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Novembre 2025

La force enracinée par Jules Febre Novembre 2025 Lorsqu’une graine germe, la première chose qu’elle fait n’est pas de pousser vers le haut, mais d’envoyer ses racines vers le bas. Ce mouvement vers le centre de la Terre nous rappelle que, dans la nature, la stabilité précède l’expansion. La jeune pousse cherche le cœur de la Terre, s’ancrant avant même de tendre vers la lumière. De la même façon, Patañjali nous enseigne que le progrès spirituel dépend d’une pratique solidement enracinée, dṛḍha-bhūmi — une pratique qui, comme un arbre, plonge profondément ses racines avant de s’élever vers le ciel bleu. La pratique spirituelle suit le même principe qu’une graine en germination envoyant ses racines. Nos postures, notre méditation et nos mantras pourront un jour fleurir en clarté ou en compréhension, mais sans racines — sans discipline, constance et dévotion — peu de choses pousseront. Plus les racines sont fortes, plus l’arbre est résilient ; plus nos fondations sont profondes, plus notre pratique devient stable et adaptable. Un système de racines superficielles peut survivre une saison, mais une seule tempête peut l’arracher. Une pratique enracinée, elle, plie avec le vent, se nourrit au plus profond du sol de l’expérience, et continue de croître même dans l’adversité. Les racines, bien qu’invisibles, maintiennent la Terre ensemble. L’humanité l’a appris douloureusement : en coupant les forêts et en détruisant les systèmes racinaires, nous provoquons érosion, glissements de terrain et effondrement des paysages entiers. Ce que nous ne voyons pas soutient souvent tout ce que nous voyons. De la même manière, notre travail spirituel invisible — la méditation quotidienne, les moments silencieux d’étude, la compassion offerte sans témoin — maintient notre monde intérieur intact. Sans ces ancres invisibles, l’esprit commence à s’éroder, façonné par les marées constantes des opinions, des distractions et des désirs. « S’enraciner », c’est aussi s’engager : envers un lieu, une communauté, une manière de vivre. En yoga, cet engagement prend la forme du satsang — la bonne compagnie — le cercle de pratiquants qui s’encouragent et se soutiennent mutuellement. La science reflète cette vérité à travers l’étude du réseau mycorhizien, parfois appelé le « wood wide web ». Ce réseau souterrain de champignons relie les racines des arbres et des plantes sur de grandes distances. Grâce à lui, les forêts partagent à la fois avertissements et nourriture : lorsqu’un arbre est attaqué par des parasites, les arbres voisins augmentent leurs défenses chimiques ; lorsqu’un jeune plant pousse dans un sol pauvre, les arbres matures lui envoient des nutriments supplémentaires à travers les filaments fongiques. Même les arbres mourants ont montré qu’ils libéraient leur carbone et leurs minéraux restants dans le réseau pour nourrir les autres. Ce réseau mycorhizien offre une métaphore saisissante du satsang . À travers notre pratique partagée, nous échangeons nous aussi nourriture, sagesse, compassion et bienveillance. Quand un pratiquant souffre, les autres peuvent l’aider à se maintenir ; quand l’un s’épanouit, sa croissance enrichit le tout. Plus nos racines sont fortes et profondes — individuellement et collectivement — plus notre communauté devient résiliente. Il y a cependant des moments où nous nous sentons déracinés : coupés de notre pratique, de nos enseignants ou de notre sentiment d’appartenance. La perte, le chagrin ou le doute peuvent nous laisser à la dérive, comme si le sol avait été arraché sous nos pieds. Pourtant, l’instinct de rentrer chez soi, de s’enraciner à nouveau, est puissant. Parfois, il faut des années d’effort pour retrouver cet ancrage ; d’autres fois, cela se produit dès que nous montons sur le tapis, que nous nous asseyons sur le coussin de méditation ou que nous nous rappelons simplement de respirer en pleine conscience. La méditation, comme le lent approfondissement d’un système racinaire, nous conduit vers l’immobilité. Elle ancre l’esprit agité et nous permet d’être nourris par les pratiques que nous avons cultivées. Elle nous permet de « revenir à nos racines ». Notre vie spirituelle est un écosystème vivant. Chaque mantra récité, chaque acte de service, chaque moment de silence renforce le réseau sous nos pieds et entre nous. Prendre soin de nos racines, c’est entretenir le sol invisible de la pratique, y revenir encore et encore jusqu’à ce que la stabilité devienne notre nature. De cet enracinement naissent naturellement la croissance, la force et l’expansion. Avec des racines solides, l’arbre du yoga peut affronter toutes les tempêtes. Source : https://jivamuktiyoga.com/fotm/rooted-strength/

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Octobre 2025

LE SOUFFLE : CELUI QUI APAISE L’ESPRIT par Julie Kirkpatrick | Octobre 2025 ~ Traduction : Manorama L’esprit fluctuant devient lui aussi calme grâce à la pratique de l’expulsion et de la rétention du souffle. La nouvelle est arrivée de manière totalement inattendue : une personne proche de moi était décédée subitement. Je n’arrivais plus à respirer tandis que les larmes coulaient et que le choc, la tristesse et l’incrédulité m’envahissaient. Un bon ami, également yogi, m’a simplement prise dans ses bras sans un mot. En me serrant fort, il a commencé à respirer lentement, de manière régulière et profonde, dans un rythme apaisant. Je me suis mise à le suivre, et avant longtemps, mon esprit s’était calmé. Nous avons probablement tous déjà vécu des situations où notre respiration reflétait clairement notre état d’esprit : la colère avec de courtes bouffées d’air, la tristesse avec des sanglots, la nervosité avec une respiration rapide, courte et superficielle, ou encore bien d’autres émotions. Patanjali nous rappelle, à travers ce sūtra, que l’une des nombreuses techniques permettant d’apaiser les fluctuations de nos pensées et de nos émotions est la respiration consciente. Autrement dit, en changeant notre schéma respiratoire, nous pouvons influencer l’activité neuronale du cerveau et du système nerveux. Lorsque nos pensées se calment, nous devenons réceptifs et accédons à plus de clarté. Dans les cours de Jivamukti Yoga Vinyasa , on nous rappelle de pratiquer en continu la respiration ujjayi — généralement une inspiration de quatre temps suivie d’une expiration de quatre temps, par le nez, avec un léger son de souffle produit près des cordes vocales, répété tout au long de la séance. Peu importe les asanas que nous pratiquons, qu’ils soient simples ou difficiles, le souffle reste stable et régulier. Cet entraînement prépare à la vie quotidienne, où nous pouvons réactiver ce type de respiration dans les moments de stress pour rester calmes, et ainsi corriger les habitudes de respiration dysfonctionnelles qui contribuent parfois à la fatigue, au manque de clarté ou au désordre intérieur. Respirer fait partie du système nerveux autonome , c’est-à-dire que cela se fait naturellement, sans effort conscient. Mais la respiration peut aussi devenir un acte conscient . La respiration consciente est un pont entre le corps physique et le corps subtil . Le prāṇāyāma , mentionné dans le Yoga Sūtra 1.34 et décrit comme l’un des huit membres du yoga de Patañjali (voir YS 2.29), est une discipline ancienne développée par les premiers yogis. Elle consiste à affiner la respiration consciente pour atteindre des états mentaux ou émotionnels spécifiques. Les techniques de prāṇāyāma augmentent notre prāṇa (force vitale), en harmonisant notre système nerveux grâce à des exercices de rétention du souffle, interne ou externe. Le prāṇāyāma est parfois défini comme l’art d’ étendre, d’amplifier, d’enrichir ou de diriger le prāṇa . Les pratiques de prāṇāyāma sont décrites dans la Hatha Yoga Pradīpikā , la Gheranda Saṁhitā , la Śiva Saṁhitā , entre autres, et il existe de nombreuses façons de les enseigner, selon les maîtres et les lignées. Commencez par des techniques simples et claires, et accordez-vous du temps pour en observer les effets. Un élément essentiel dans la pratique du prāṇāyāma est d’être dans un état sthira (stable) et sukham (agréable). Si l’effort, la tension ou l’anxiété apparaissent, c’est que vous êtes allé trop loin. Faites une pause et revenez-y un autre jour. Les pratiques du yoga nous offrent l’opportunité de devenir des êtres humains équilibrés, de faire émerger à la conscience des aspects de nous-mêmes restés cachés, et de relâcher la tension et la course effrénée propres à notre époque. La respiration consciente nous offre un moyen d’apaiser la folie intérieure. « Là où l’esprit est apaisé, le souffle se suspend. Là où le souffle se suspend, l’esprit est apaisé. » — Hatha Yoga Pradīpikā 4.23 Source : https://jivamuktiyoga.com/fotm/breath-the-mind-stiller/

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Septembre 2025

Un phare dans l’obscurité par Martyna Dharmina Febre | Septembre 2025 "Le guru est Brahma, le créateur. Le guru est Vishnu, le préservateur. Le guru est le Seigneur Shiva, le transformateur. Le guru est le témoin suprême, le plus haut Brahman. Salutations à ce Guru." ~ Traduction de Manorama Ce verset, affectueusement connu sous le nom de Chant du Guru , provient du Guru Stotram , une magnifique collection de shlokas tirée de la Guru Gita — un chant dévoué et profondément sincère en l’honneur du Guru. "Notre création est ce guru ; la durée de nos vies est ce guru ; nos épreuves, nos maladies et nos calamités sont ce guru. Le guru est tout proche et au-delà de l’au-delà. Je fais humblement mon offrande au guru, le magnifique dissolvant de l’ignorance, le principe d’illumination qui est en moi et m’entoure à tout moment." ~ Sharon Gannon Ces dernières années, le mot « Guru » a malheureusement pris des connotations négatives, en grande partie à cause d’incidents malheureux impliquant de soi-disant « gurus » qui ont causé du tort. Cela a assombri le véritable sens sacré de ce qu’est un Guru — l’incarnation de la sagesse et de l’amour. Pour clarifier, cet essai parle du véritable Guru, le dissipateur de l’obscurité (celui qui "dissout l'ignorance" ), celui qui ne pourrait jamais nuire, le Guru qui représente Dieu sur terre. Il s’agit du principe du Guru , qui peut se manifester à travers une personne, mais qui est avant tout en nous et autour de nous à tout instant. L’émergence d’enseignants insincères et autoproclamés a conduit à de la méfiance et de la peur vis-à-vis du fait de faire confiance à un Guru ou de le suivre. Spirituellement, c’est une perte considérable, car le chemin de la réalisation de soi nécessite un principe de guidance . Beaucoup portent une forme de « trauma du guru », fruit d’expériences négatives, mais il y a aussi un scepticisme et une défiance propres au monde occidental. Cette réticence à admettre le besoin d’être guidé, couplée à la croyance en l’autosuffisance, peut freiner le cheminement spirituel. Nous n’aimons pas reconnaître que nous ne pouvons pas tout comprendre seuls, et demander de l’aide est parfois vu comme un échec. Après tout, qui pourrait mieux savoir que nous-mêmes ? Ce schéma de pensée, courant en Occident, n’est pas propice à l’évolution spirituelle. Pour le sadhaka — l’aspirant spirituel —, la première étape vers la vérité est d’accepter et d’embrasser son ignorance, son Avidya . Dans presque tous les domaines que nous voulons apprendre, nous cherchons naturellement quelqu’un qui sait déjà faire ce que nous souhaitons maîtriser. Ensuite, selon la force et la sincérité de notre désir d’apprendre, nous passons autant de temps que possible auprès de cette personne. Nous observons, nous imitons, nous écoutons, nous questionnons, nous essayons. Nous apprenons. Et tout cela sous la guidance d’une personne qui incarne ce vers quoi nous aspirons. La relation entre l’élève et l’Enseignant, entre le sadhaka et le Guru, est sanctifiée par la plus pure forme d’Amour et le plus haut degré de respect et de confiance. Peut-être faites-vous partie des chanceux qui ont rencontré un Enseignant physique, avec qui parler, partager, et auprès de qui être présent. Si vous avez eu ou avez encore cette chance, vous savez sans doute que l’amour, la confiance et le respect entre vous n’avaient pas besoin d’être gagnés — ils étaient là dès le début. Un véritable Guru porte en lui et autour de lui une énergie très puissante, appelée Guru Shakti . Elle peut sembler charismatique mais n’est jamais manipulatrice, ni tournée vers la recherche de gloire ou d’approbation. Cette énergie est tangible et évidente pour tout chercheur sincère lorsqu’il rencontre son enseignant. On me demande souvent : « Mais comment trouver mon maître ? » Et ma réponse reste toujours la même : vous saurez . C’est comme tomber amoureux de la manière la plus pure. Et comme pour l’amour, cela ne se force pas. Cela viendra. Dans cette vie, ou dans une autre. J’ai personnellement eu la bénédiction de rencontrer des Maîtres avec un grand M , et j’ai ressenti la présence aimante, non-jugeante et incroyablement guérisseuse d’un véritable Guru. J’ai aussi connu le déchirement de perdre un Maître par la mort, et d’en voir deux autres cesser d’enseigner, du moins comme ils le faisaient auparavant. Ces deux moments ont été pour moi comme un passage spirituel à l’âge adulte. Pour être honnête, je me suis sentie perdue pendant un certain temps. Mais j’ai fini par comprendre que cela faisait partie de mon initiation : être élève implique la responsabilité de pratiquer réellement ce qui nous a été transmis. Aimer son Enseignant implique aussi de continuer son œuvre s’il se retire, de garder son travail sacré et d’intégrer ce qui est sacré pour lui. Pour celles et ceux à qui leurs Maîtres ont confié la mission d’enseigner à leur tour, il devient encore plus crucial de rester fidèles à leurs enseignements et de continuer à être leur voix. C’est la beauté de la Parampara , cette lignée ininterrompue de transmission, d’un enseignant au suivant. Honorer cette tradition, c’est veiller à ce que les enseignements restent intacts, évoluent et soient prêts à être transmis aux générations futures. Cela nous aide aussi à rester humbles — un ingrédient essentiel pour le sadhaka . Car, après tout, aucun enseignement ne nous appartient vraiment, et la gratitude que nous recevons des élèves ne nous appartient pas non plus : elle revient à nos Enseignants. Garder à l’esprit que chaque enseignant est d’abord l’élève de son propre Maître est fondamental. Dans notre culture, nous n’avons pas vraiment l’habitude d’honorer le savoir, la sagesse et l’expérience. Nous sommes plus enclins à idolâtrer l’argent ou le pouvoir. Le yoga n’échappe pas à cette dérive : il nous arrive de chercher le professeur qui a le plus de followers sur les réseaux sociaux ou qui fait les postures les plus impressionnantes, plutôt que celui dont l’amour et la bienveillance égalent l’expérience. Les Enseignants de notre tradition sont encore présents, et nous pouvons les chérir, les honorer et les célébrer de multiples façons : nous pouvons leur demander — avec respect, douceur et persistance — de nous enseigner encore 🙂 Et si jamais ils acceptent, nous devons nous présenter pour eux ! S’ils prennent une pause, courte ou longue, nous pouvons toujours transmettre ce qu’ils nous ont appris, aussi fidèlement que possible. Et, bien sûr, nous pouvons toujours pratiquer leurs enseignements. C’est le plus beau cadeau qu’on puisse faire à un Maître.

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Août 2025

Un monde d'images ­ Par Monica Jaggi · Août 2025 ~ Traduction et adaptation : Manorama En ce mois d’août, je t’invite à explorer un thème aussi subtil que profond : la place des images dans notre vie intérieure. On parle ici des images mentales : celles que l’on entretient sur soi-même, sur les autres, sur le monde… Celles qu’on projette inconsciemment : l’image d’une personne forte, calme, évoluée, performante… Même dans notre cheminement spirituel, on peut inconsciemment coller à une image : celle du yogi paisible, du méditant accompli, de la personne "alignée". Mais que se passe-t-il quand tu mets ces images de côté? Quand tu arrêtes, ne serait-ce qu’un instant, d’essayer de "ressembler à" quelque chose ou quelqu’un? Quand tu pratiques une posture sans vouloir l’atteindre parfaitement, ou quand tu médites sans attendre un état particulier? 🌟 Quand tu lâches l’image, tu retrouves l’expérience directe. Tu reviens au souffle, à ton ressenti, à ce qui est vivant ici et maintenant. Tu n’as plus besoin d’être autre chose que ce que tu es. Et c’est là que naît un espace immense : fait de clarté, de repos, de présence. 🌱 Quelques pistes à explorer ce mois-ci : Observe quelles images tu entretiens sur toi (conscientes ou non). Te servent-elles? Ou t’éloignent-elles de toi? Pratique une posture sans image : pas celle de ton prof, ni celle d’une vidéo, ni même celle de toi la semaine passée. Juste toi, ici, maintenant. Avant de dormir, note quelles images tournent encore dans ton esprit. Est-ce que tu peux réduire le temps d’écran le soir et accueillir un espace plus calme? En méditation, remarque si une image te guide… ou te limite. Et vois ce qu’il se passe si tu la laisses s’effacer.

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Juillet 2025

Qu'est-ce que l'extrême? par Jay Mac Juillet 2025 ~ Traduction par Manorama Ahimsa et la façon dont nous, en tant qu’individus, avons le pouvoir de changer l’état du monde. Hello mes chers yogis, Ce mois-ci, je vous invite à réfléchir à un mot puissant et fondateur dans le yoga : Ahimsa . Ahimsa signifie « non-violence » ou « non-nuisance ». Mais c’est bien plus qu’un simple mot : c’est une invitation à cultiver la bienveillance, la compassion, la douceur, la générosité et l’amour, autant envers nous-mêmes qu’envers le monde qui nous entoure. Quand on commence à explorer ce principe, on se rend vite compte qu’il dépasse largement notre comportement sur le tapis ou dans nos relations humaines. Ahimsa se reflète aussi dans nos choix quotidiens, notamment dans la façon dont nous nous nourrissons . 🧘 Pourquoi un yogi choisit-il de ne pas manger de viande? Dans la philosophie du yoga, on dit qu’en mangeant de la viande, nous ingérons la souffrance et la peur que l’animal a vécues. Choisir de ne pas consommer de viande (ou d’en réduire la quantité) est un acte de non-violence, un geste concret pour ne pas contribuer à la souffrance d’autres êtres vivants. Cela dit, il est important de rappeler que chacun avance à son rythme . Il n’y a pas de dogme ou de « perfection » à atteindre. L’essentiel est d’être conscient de nos choix et de les faire avec le cœur. 🌱 Petit défi doux pour juillet Et si, ce mois-ci, vous essayiez un plat végétarien par semaine ? Un petit pas accessible qui peut éveiller votre curiosité culinaire, vous reconnecter à la nature, et vous inviter à expérimenter la compassion dans l’assiette. 💛 Pratiquer Ahimsa au quotidien Je vous propose un petit rituel pour incarner Ahimsa dans votre quotidien : Chaque jour, choisissez un mot inspiré d’Ahimsa (comme douceur, bonté, attention, patience…), et ajoutez le verbe ÊTRE . ➡️ « Aujourd’hui, je choisis d’ Être Bienveillant . » ➡️ « Aujourd’hui, je choisis d’ Être Compatissant . » ... et ainsi de suite. Petit à petit, ces intentions simples peuvent transformer vos interactions, adoucir vos réactions et nourrir votre pratique intérieure. 📜 Sutras à méditer 🕉 Patanjali Yoga Sutra 2.30 अहिंसा सत्या अस्तेया ब्रह्मचर्य अपरिग्रहा यमाः ahiṁsā-satyāsteya-brahmacaryāparigrahā yamāḥ Les Yamas sont les principes éthiques universels, et le premier d’entre eux est Ahimsa, la non-violence, suivi de la vérité, de l’honnêteté, de la modération et du non-attachement. Ce sutra nous rappelle que le yoga ne se limite pas aux postures (asanas), mais qu’il commence par notre manière d’être dans le monde. 🕉 Patanjali Yoga Sutra 2.35 अहिंसाप्रतिष्ठायां तत्सन्निधौ वैरत्यागः ahiṁsā-pratiṣṭhāyāṁ tat-sannidhau vaira-tyāgaḥ Quand un yogi est fermement établi dans la non-violence, toute hostilité cesse autour de lui. Ce sutra montre que notre paix intérieure rayonne et influence positivement notre environnement. En cultivant Ahimsa, nous inspirons naturellement la paix et la douceur chez les autres. 🙏 Ce mois-ci, avançons ensemble, pas à pas, avec patience et bienveillance. Chaque petit choix compte, chaque intention sème une graine. Je vous souhaite un magnifique mois de juillet, plein d’expériences végétales, d’explorations intérieures et de douceur. Avec amour, Amélie 🌸

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OM – Le son primordial, la voix du coeur

OM – Le son primordial, la voix du coeur

Dans la tradition du yoga, le son Om (ॐ) est bien plus qu’un simple mantra. C’est la vibration originelle , celle qui contient tout ce qui est, tout ce qui a été et tout ce qui sera. On dit qu’ Om est l’essence du monde , le souffle du divin, la syllabe qui précède la création et qui résonne en tout ce qui vit. Mais qu’évoque-t-il vraiment ? Et pourquoi le chante-t-on encore aujourd’hui avec tant de dévotion ? Dans cet article, je t’emmène explorer les différentes dimensions du Om , son symbolisme profond, sa résonance dans le corps et sa capacité à nous reconnecter à ce qui est essentiel. 🌟 Le son Om : un mantra universel Le Om , ou AUM , est une syllabe sanskrite composée de trois sons : A , U et M , auxquels s’ajoute un silence. Chaque partie correspond à un état de conscience : 🔸 A (Vaishvānara) – L’état de veille Ce son représente la conscience tournée vers l’extérieur. C’est l’état de veille, dans lequel nous percevons le monde à travers nos sens. → Il est associé au corps physique , à l’action, à l’expérience matérielle. 🔸 U (Taijasa) – L’état de rêve C’est la conscience tournée vers l’intérieur, vers le mental, les souvenirs, les images. → Il symbolise le corps subtil , le monde des pensées et des émotions. 🔸 M (Prajña) – Le sommeil profond Représente l’état de sommeil profond sans rêve, un espace de repos total où il n’y a plus de dualité, mais où la conscience existe encore à l’état latent. → C’est le corps causal , la paix silencieuse et sans forme. 🔸 Le silence (Turiya) – La conscience pure Ce silence qui suit le son est le plus mystérieux. Il symbolise Turiya , le quatrième état , au-delà des trois autres. → C’est la conscience pure , le Soi , la Présence absolue . Celle qu’aucun mot ne peut décrire, mais que l’on peut ressentir dans le silence intérieur. 🕉️ Le symbole du Om : une carte de la conscience L’écriture sanskrite du Om (ॐ) est riche en symboles. On y distingue : Trois courbes : représentant les trois états de conscience (veille, rêve, sommeil profond) Un point : symbolisant Turiya, la conscience pure Un demi-cercle sous le point : représentant Māyā , le voile de l’illusion 🌫 Māyā – L’illusion Le demi-cercle ne touche pas le point. Cela signifie que Māyā n’affecte pas la conscience pure , mais elle nous empêche de la percevoir. C’est l’illusion de la séparation, du manque, du “je suis ceci ou cela”. Traverser Māyā, c’est s’éveiller. C’est revenir à notre nature essentielle. 💓 Om, la voix du cœur Au-delà du symbolisme, chanter Om est une expérience vibratoire profonde . Lorsque tu le chantes en conscience, tu peux sentir la vibration monter du cœur vers la gorge , puis se diffuser dans tout le corps. C’est un son qui relie , qui ouvre , qui résonne . On dit souvent qu’ Om est la voix du cœur . C’est la parole sacrée qui ne cherche pas à convaincre, mais à révéler . Celle qui ne vient pas du mental, mais de l’Être. 🧘‍♀️ Pourquoi chanter Om dans sa pratique? Chanter Om avant ou après une séance de yoga, une méditation ou un rituel permet de : Se recentrer dans le moment présent Créer une résonance intérieure harmonieuse Se relier à l’énergie universelle Aligner parole, souffle et cœur Tu n’as pas besoin de “savoir chanter” pour cela. Il suffit de laisser le son naître de l’intérieur, avec sincérité. ✨ En résumé… Le Om est à la fois mantra , carte spirituelle , outil de transformation et véritable pont entre l’humain et le divin . Il nous rappelle que derrière les pensées, les rôles et les formes… il existe un espace de conscience pur, silencieux, toujours présent. Et c’est peut-être cela, le véritable yoga : revenir, encore et encore, à ce silence vibrant qui murmure à l’intérieur de nous… “Je suis.”

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Focus du mois

Focus du mois

Juin 2025

« Il faut descendre pour pouvoir s'élever! » – Sharon Gannon et David Life Ce mois-ci, explore la beauté des contrastes et des polarités qui coexistent en toi et autour de toi. Le yoga nous enseigne que pour s’élever, il faut d’abord s’ancrer. Pour trouver la lumière, il faut aussi reconnaître l’ombre. Il ne s’agit pas de fuir les tensions, les doutes ou les luttes, mais d’apprendre à les habiter, à les écouter, à en faire une matière vivante, fertile, transformative. En nous inspirant des enseignements de nos guides et de la sagesse du vivant, nous choisissons de nous relier à la terre, aux racines, au souffle et à la présence, pour mieux ressentir notre force intérieure. Les opposés — le haut et le bas, le vide et le plein, le mouvement et le silence — ne sont pas des contradictions mais des partenaires de danse. Ils nous invitent à l’équilibre, à la fluidité, à l’écoute. Dans chaque chute, il y a une leçon. Dans chaque repli, un potentiel de renaissance. Le yoga devient alors un espace sacré où nous pouvons transformer notre douleur en empathie, notre inquiétude en confiance, notre sentiment d’isolement en lien profond. Là où nous nous croyions seule, nous découvrons l’interconnexion de tout : comme les mycéliums sous la terre ou le filet d’Indra dans la tradition védique, chaque être, chaque geste, chaque souffle est relié à l’autre. Patañjali nous rappelle dans les Yoga Sūtra (2.33) : « Vitarka-bādhane pratipakṣa-bhāvanam » — « Lorsqu’une pensée perturbatrice/négative surgit, cultive la pensée opposée. » Ce simple principe nous invite à élargir notre regard : face à la peur, semer la confiance. Face à la colère, cultiver la compassion. Face à l’agitation, choisir la paix. Non pour nier ce qui est là, mais pour créer un espace de transformation, de choix conscient, de liberté intérieure. Ce mois de juin, choisis de ralentir pour mieux ressentir. De ne pas rester figé dans les postures de l’ego ou dans la recherche de performance, mais de t’ouvrir à la pleine conscience dans le corps, dans la relation, dans l’instant. Engage-toi à cultiver des relations nourrissantes, équilibrées, dans lesquelles tu donnes et tu reçois avec justesse. Pratique l’écoute, la présence, le souffle. Souviens-toi que tu n'es jamais séparé de la vie, de la nature, ni même de l’autre. Quand la sensation de séparation fond, alors il y a yoga (union). Et dans cette union des contraires, trouve un espace de paix, de créativité, de liberté. Comme le dit encore Patañjali, « Yogaś citta-vṛtti-nirodhaḥ » (I.2) — « Le yoga est l’arrêt des fluctuations du mental. » C’est dans ce silence fertile, entre l’inspire et l’expire, entre l’élan et le retour, que tu peux sentir la vastitude de l’instant présent et te souvenir que tu es déjà entier. Par Huma Jalil · Juin 2025 ~ Traduction et adaptation : Manorama

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